Les workshops de découverte du projet interdisciplinaire et interculturel LAIME se sont déroulés les 23 et 24 juin à la MJC Empalot à Toulouse. Durant deux jours, les participantes, venues de trois structures Toulousaines, ont pu explorer leurs potentialités artistiques, entre expression corporelle et arts visuels.
Cette session a permis de faire connaître, par la pratique, des disciplines artistiques qui, pour certaines, étaient encore méconnues. Sabine Bouchet, professeure de danse et chorégraphe, a proposé aux participantes de partir de souvenirs, d’ici ou d’ailleurs, pour s’engager, seule et en groupe, dans une exploration sensorielle multidimensionnelle, notamment par des encrages olfactifs mais aussi des images. Cette démarche de cartographie sensible, dont les contours se sont dessinés dans l’espace par une chorégraphie corporelle, a aussi pris forme du côté des arts visuels avec la technique du cyanotype. Ce procédé photographique monochrome – qui a gagné ses lettres de noblesse avec le travail d’Anna Atkins dès le XIXe siècle – a permis de découvrir, de manière ludique, les différentes étapes de développement d’une image du mélange des solutions chimiques jusqu’au tirage des compositions. De la même façon, Fanny Tuchowski plasticienne et membre de La Trame, a proposé aux groupes d’aborder cette technique photographique par la création d’un paysage sensible. A partir d’éléments naturels glanés en extérieur (feuilles, fleurs, etc.), de formes graphiques abstraites et de dessins, les participantes ont pu faire leurs premiers tirages. Ces temps d’expérimentations ont offert aux bénéficiaires, et dans un second temps, l’occasion de s’engager plus personnellement dans leur création en créant par exemple leurs propres motifs graphiques et en ajoutant des textes nourris de souvenirs personnels.
Ces espaces de création, au-delà de permettre une sensibilisation aux pratiques artistiques, est aussi une approche innovante dans l’apprentissage du français. Les compétences linguistiques, si elles peuvent s’acquérir au sein d’une classe, peuvent aussi dépasser les cadres dits classiques. La pratique artistique, au-delà de favoriser un apprentissage non formel, est aussi un lieu de valorisation des parcours, notamment migratoires, de l’estime de soi mais aussi d’émancipation. Autant de dimensions psychosociales essentielles qui favorisent l’inclusion comme les droits culturels.
Les ateliers réguliers commenceront à la rentrée 2025 toujours à la MJC Empalot, de septembre à décembre pour d’expression corporelle, et les 6 et 7 octobre pour les arts visuels. Une deuxième session pour les deux pratiques est prévue de mars à mai 2026.
visuels : Fanny Tuchowski
Remerciements :
AIFOMEJ, Le Secours Populaire, La Casèla
MJC Empalot, La Brique Rouge
Financements :
LAIME a bénéficié d’une aide de l’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 portant la référence « ANR-22-EXES-0015 » et d’un co-financement de la Région Occitanie et des Fonds Européen de Développement Régional.
LAIME est bénéficiaire d’un soutien financier de la Mairie de Toulouse dans le cadre d’un contrat de ville programmation 2024, ainsi que des Universités Toulouse 3 Paul Sabatier et Toulouse 2 Jean Jaurès.