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article publié le 19 juin 2014

Communiqué

L’association La Trame soutient les intermittents et précaires en lutte depuis plusieurs mois pour de meilleures conditions d’indemnisation du chômage.

Association d’éducation à l’image et de création audiovisuelle, nous exprimons notre vive inquiétude pour l’avenir des artistes et professionnels qui portent nos activités, qui cumulent des contrats de travail sous différents régimes (régime général pour leur travail d’action culturelle et annexes 8 et 10 pour les activités de création) et seront demain, si cette convention est appliquée, sans doute exclus de l’indemnisation, et donc contraints de changer d’activité.

La précarité de nos activités ne doit pas être encore aggravée par la nouvelle convention de l’assurance-chômage ! Alors que l’éducation artistique et culturelle, l’intervention des artistes dans la cité, l’éducation à l’image sont des urgences démocratiques, alors que les collectivités locales qui nous financent sont exangues, que l’austérité budgétaire de l’Etat grignote nos financements, nos structures sont gravement menacées par cette nouvelle atteinte aux droits sociaux de nos salariés.

Alors que le Comité de suivi a élaboré des propositions réalistes, les signataires de la convention du 22 mars ont délibérément choisi l’affrontement en ignorant la parole des professionnels concernés.
La convention du 22 mars aggravera encore les conditions de vie et de travail des plus précaires et fragilisera encore plus les structures artistiques et culturelles indépendantes.

C’est pourquoi nous demandons à Monsieur Rebsamen, Ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social, de ne pas donner son agrément à cette convention, qui détruit le Travail, qui nuira à l’Emploi et qui représente une parodie de Dialogue social.

L’Assemblée générale de l’association La Trame, Toulouse le 17 juin 2014